Faute, infection nosocomiale ou défaut d'information ?
La qualification juridique détermine la procédure. La faute technique suppose de démontrer un manquement aux règles de l'art : geste inadapté, défaut de surveillance, retard fautif de diagnostic. L'infection nosocomiale bénéficie, dans certains cas, d'un régime de présomption de responsabilité favorable à la victime. Le défaut d'information — l'absence d'explication loyale des risques avant l'acte — constitue un fondement autonome, même lorsque le geste lui-même a été correctement réalisé.
Lorsque aucun de ces fondements n'est réuni mais que le dommage est grave et anormal, l'aléa thérapeutique peut être indemnisé par l'ONIAM au titre de la solidarité nationale.