La rétention : 24 heures, pas une de plus
Contrairement à la garde à vue française, renouvelable jusqu'à 48 heures et davantage en matière de criminalité organisée, la rétention luxembourgeoise est limitée à 24 heures sans prolongation. Cette brièveté a une conséquence pratique : tout se joue vite. Les déclarations faites pendant ces heures figurent au procès-verbal et pèsent sur la suite, y compris sur la décision du juge d'instruction de placer ou non en détention préventive.
Depuis la loi du 8 mars 2017, la personne retenue reçoit une déclaration écrite de ses droits. Le droit à l'avocat s'exerce avant le premier interrogatoire ; si l'avocat choisi ne peut être joint, un avocat de permanence est désigné sur les listes du Barreau. Le bon réflexe est le même qu'en France : demander son avocat, s'entretenir avec lui, puis décider ensemble de parler ou de se taire.